THÉÂTRE D'OMBRES ET DE SILHOUETTES

TEREMOK – LA MAISONNETTE

 

Scénario de spectacle de marionnettes Teremok - par Olesya Emelyanova.


Traduction / adaptation de Nicolas AUBERT
 

Conte russe.


Teremok saynète russe en ombres chinoises, theatre d`ombres, silhouettes, marionnettes
http://pl.tutkrabov.net/articles/wlasnych-rak-szablony-drukowania-izby-lalkarskiej.html
 

PERSONNAGES :

SOURIS – GRENOUILLE – LIÈVRE – RENARD – LOUP - OURS

 

     Sur la gauche se trouve une petite maison. À droite, quelques arbres. En arrière-plan, il y a une forêt. Une souris sort de derrière les arbres au pré et va à la maisonnette.

 

SOURIS, chantant sur l'air : « Quand j'étais chez mon père ». -

          Tout le monde doit vivre

          Tout au long de l'année,

          Tout le monde doit vivre

          En hiver, en été...

     Souris, Souris, cherche une maisonnette,

     Souris, Souris, cherche un joli logis.

    Encore une nuit passée à dormir dehors... Tout le monde a le droit de dormir et dîner quelque part. Comment ne puis-je pas pleurer, si je n'ai pas de maison ? (La souris s'arrête devant la maisonnette). Quelle belle maison. Pas trop grande, pas trop petite. Elle n'est pas fermée à clef, les volets sont grand-ouverts. La girouette se dresse sur le toit, sous la fenêtre fleurit le lilas. (Haut, à la cantonade). Ohé ! Il y a quelqu'un ici ? Je peux coudre et broder. Je peux faire la cuisine et le repassage... Je veux vivre ici, vivre et vivre ! (La souris regarde autour d'elle. Personne. Elle entre dans la maison et sort sa tête par la fenêtre). J'en ai assez de parcourir le monde. Ici, il fera chaud en hiver. S'il n'y a personne, alors cette maison est à moi !

     (La souris disparaît dans la maison. Une grenouille sort de derrière les arbres et va à la maisonnette).

GRENOUILLE. - Quelle belle maisonnette ! Quel miracle ! Ni trop grande, ni trop petite. La rivière à proximité. La fumée sort de la cheminée. Ohé, qui que tu sois, toi qui vis ici dans la maison, ouvre-moi la porte !
 
     (La souris passe la tête par la fenêtre).

SOURIS. - C'est moi, Dame Souris. J'habite ici ! Qui es-tu ? réponds-moi !

GRENOUILLE. - Je suis une simple grenouille. J'aimerais prendre une tasse thé avec vous ! Je peux me rendre utile et, si vous me prêtez une tasse de cuivre, je peux vous rapporter de l'eau de la rivière. N'y aurait-il pas une petite place pour moi dans votre maison ?


SOURIS. - Pour vous, il y a une place, c'est plus amusant de vivre à deux. Maintenant, on pétrit la pâte, et puis on va prendre une tasse de thé !

     (La grenouille entre dans la maison. La souris disparaît de la fenêtre. Sur la clairière derrière les arbres, un lapin arrive. Il vient droit sur la maisonnette).

LAPIN. - Quelle belle maison, ici, dans la forêt ! Un prince lièvre pourrait vivre ici avec une princesse bien de chez lui. Je planterais volontiers un potager là, à côté de la pelouse. (Haut, à la cantonade). Ohé ! Il y a quelqu'un ? Qui vit ici dans la maison ?

     (La souris regarde par la fenêtre).


SOURIS. - Comme tu peux t'en rendre compte, Dame souris habite ici !

     (La grenouille regarde par la fenêtre).


GRENOUILLE. - Je suis Damoiselle Grenouille. Qui dérange notre paix ? Dis-moi qui tu es !


LAPIN. - Ouvrez, c'est moi, le bon lapin. Je peux laver les planchers et agiter les oreilles.


SOURIS, à Grenouille. - Qu'en pensez-vous, Damoiselle Grenouille ?


GRENOUILLE, au lapin. - Rentre et reste avec nous !

     (Le lapin entre dans la maison. Sur la clairière, de derrière les arbres, vient la Renarde. Elle se dirige vers la maisonnette).


RENARDE. - Voilà une maisonnette belle et élégante ! Je sens une bonne odeur de tarte aux pommes. J'aime la tarte aux pommes ... Où est la porte d'entrée ? Ohé, dans la maison, ouvrez la porte ! Qui habite ici ?

     (La souris regarde par la fenêtre).

SOURIS. - Comme tu peux t'en rendre compte, Dame souris habite ici !...

     (Le lapin regarde par la fenêtre).


LAPIN. - Et le lapin à grandes oreilles !


GRENOUILLE, montrant sa tête. - Je suis Damoiselle Grenouille. Qui dérange notre paix ? Dis-moi qui tu es !


RENARDE. - Je me nomme Hermeline, la Renarde. Tout le monde me connaît dans la forêt !


LAPIN. - Je suis d'accord. Elle peut trouver une place avec nous !


SOURIS. - Allez, entrez, dame Hermeline, le dîner est prêt.


GRENOUILLE. - Ensemble sera plus amusant !

     (La renarde entre dans la maison).


RENARDE. - Je suis sûre qu'il n'y a rien de mieux que chez nous dans le monde !

     (Les animaux disparaissent dans la maison. Sur la clairière, derrière les arbres, arrive le loup. Il se dirige vers la tour).

LOUP. - Quelle belle maisonnette. Il y a assez de place pour tout le monde ! Ohé ! Dans la maison ? Est-ce qu'il y a quelqu'un ? N'ayez pas peur, je ne mangerai personne !

(Les animaux, aux fenêtres, regardent le loup).

 

SOURIS. - Comme tu peux t'en rendre compte, Dame souris habite ici !...

     (Le lapin regarde par la fenêtre).


LAPIN. - Et le lapin à grandes oreilles !


GRENOUILLE, montrant sa tête. - Je suis Damoiselle Grenouille. Qui dérange notre paix ? Dis-moi qui tu es !


RENARDE. - Je suis la Renarde et maîtresse en ces lieux. Je dois rester prudente. Qui es-tu ?

LE LOUP. - Rassurez-vous ! Je suis un loup mais je ne suis pas du tout un méchant loup ! Regardez-moi !

LAPIN. - D'accord, loup gris, tu peux entrer mais ne mords pas !

GRENOUILLE. - Et n'oublie pas que si nous ne sommes pas contents de toi, nous te mettrons dehors plus vite qu'il ne faut de temps pour le dire !

     (Le loup entre dans la maison. Tous les habitants apparaissent aux fenêtres).

TOUS, en chœur. - Nous formons maintenant une famille et les invités sont tous les bienvenus !

     (De l'arbre, l'ours arrive et il se dirige jusqu'à la maisonnette).

OURS. - Je veux vivre avec vous tous !

TOUS, en chœur. - Non, ours, ce n'est pas possible, ça ne se peut pas !

OURS, offensé. - Vous ne devriez pas être aussi sévères. Je pourrai me rendre utile !

SOURIS. - Malheureusement, vous êtes énorme.

OURS. - C'est vrai, mais n'ayez pas peur, je prendrai peu de place.

     (L'ours entre dans la maison. La maison commence à trembler et tombe. Les habitants pleurent sur les ruines).

SOURIS. - Qu'as-tu fait, gros ours mal léché ?

GRENOUILLE. - Nous t'avons pourtant prévenu !

LAPIN. - Notre maison s'est effondrée !

RENARDE. - Elle a perdu un côté entier !

OURS. - Eh bien, pardonnez-moi, je ne l'ai pas fait exprès. Bien que votre maison soit tombée, vous pouvez toujours y vivre.

SOURIS. - Où est le sous-sol pour stocker les fournitures pour l'hiver et, l'été venu, pour refroidir le tonneau avec de la menthe ?

GRENOUILLE. - Où est mon grand placard, humide, avec les moustiques ?

RENARDE. - Et le caisson lumineux, pour s'y cacher le soir ?

LAPIN. - Où est le porche dans le jardin ?

LE LOUP. - Et la sonnette d'entrée ? Comment nos invités pourront-ils s'annoncer ?

OURS. - Oui oui ! Et le poêle n'est pas là pour me réchauffer le dos en hiver…

LAPIN. - Oh, pourquoi vous, l'ours, avez-vous détruit notre maison ?

RENARDE. - Comment allons-nous vivre maintenant, comment ?

OURS, avec un soupir. - Je ne peux pas l'imaginer !

 

GRENOUILLE, à l'ours. - C'est vous qui avez commis une erreur, c'est donc à vous de la réparer.

 

LE LOUP. - Bien que l'ours soit coupable, nous l'aiderons !

 

LAPIN. - Pourquoi regretter la maison ? mieux vaut en ajouter une nouvelle !

     (L'ours met une nouvelle maison à la place de l'ancienne. Tous poussent des cris de joie).

 

FIN


     Au départ, mes recherches portaient sur la planche d'ombres présentée en début de saynète. À force de recherches, j'ai fini par trouver un site russe qui présente les textes de pièces de théâtre d'ombres et de marionnettes.
     Dans le texte d'origine, les personnages portaient tous un paquet. Pourquoi ne pas les équiper d'un balluchon ?

 




 
 
 



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