THÉÂTRE D'OMBRES ET DE SILHOUETTES

LE  RENARD  VOYAGEUR

mis en ombres par Nicolas AUBERT

décembre 2013


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d'après un conte russe :

Le Renard qui demande l'hospitalité.

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NARRATEUR. - Un jour, Renard trouva sur le chemin un rouleau à pâtisserie. Il le ramassa et se dirigea vers un village qu'on voyait plus loin. Il frappa à la porte d'une maison.


RENARD. - Toc ! Toc ! Toc !

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PAYSAN, sortant. - Oui, que me veux-tu, Renard ?

RENARD. - Veux-tu me laisser coucher chez toi ?

PAYSAN. - C'est une chose bien difficile car nous sommes déjà à l’étroit.

RENARD. - Je ne prendrai pas de place. Je me coucherai sous un banc, ma queue contre moi et mon museau contre le poêle. Mon rouleau sera sous le poêle.

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PAYSAN. - Entre donc pour la nuit et fais ce que tu as dit.

NARRATEUR. - Pendant la nuit, Renard s'est levé et il a jeté son rouleau à pâtisserie dans la cheminée.

     (La lumière s'éteint puis se rallume).

RENARD. - Paysan, lève-toi, mon rouleau a disparu. Où est-il, mon beau rouleau, mon rouleau qui valait plus qu'une oie ?

PAYSAN. - Que veux-tu que j'y fasse ? C'est à toi de prendre soin de tes affaires.

RENARD. - Je sais pourquoi tu me dis ça. C'est parce que tu m'as volé mon rouleau, mon rouleau qui valait plus qu'une oie. Je vais aller voir la police et advienne que pourra...

PAYSAN. - Non, non, il n'est pas nécessaire d'aller jusque là. Je te donne une oie.

RENARD. - Comment ? Juste une oie pour remplacer mon rouleau ?! Ce n'est pas en faisant des affaires comme celles-là que je pourra vivre. Enfin, je suis trop bon et j'accepte ta proposition.


NARRATEUR. - C'est comme ça que Renard est devenu le propriétaire d'une oie. En chemin, en tirant son oie derrière lui, il chantait :

RENARD. - (sur l'air de Malbrough s'en va en guerre)
Renard part en voyage,
     mironton, mironton, mirontaine,

Renard part en voyage
Et il trouve un rouleau. (ter).

Hélas, le rouleau brûle,
     mironton, mironton, mirontaine,

Hélas, le rouleau brûle
Et il obtient une oie. (ter)

NARRATEUR. - Renard se dirigea vers une isba qu'on voyait plus loin. Il frappa à la porte.

RENARD. - Toc ! Toc ! Toc !

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PAYSAN, sortant. - Oui, que me veux-tu, Renard ?

RENARD. - Veux-tu me laisser coucher chez toi, moi et ma belle oie ?

PAYSAN. - C'est une chose bien difficile car nous sommes déjà à l’étroit.

RENARD. - Je ne prendrai pas de place. Je me coucherai sous un banc, ma queue contre moi et mon museau contre le poêle. Ma belle oie sera sous le poêle.

PAYSAN. - Entre donc pour la nuit et fais ce que tu as dit.

NARRATEUR. - Pendant la nuit, Renard s'est levé et il a mangé son oie.

     (La lumière s'éteint puis se rallume).

RENARD. - Paysan, lève-toi, mon oie a disparu. Où est-elle, ma belle oie, mon oie qui valait plus qu'une dinde ?

PAYSAN. - Que veux-tu que j'y fasse ? C'est à toi de prendre soin de tes affaires.

RENARD. - Je sais pourquoi tu me dis ça. C'est parce que tu m'as volé mon oie, mon oie qui valait plus qu'une dinde. Je vais aller voir la police et advienne que pourra...

PAYSAN. - Non, non, il n'est pas nécessaire d'aller jusque là. Je te donne une dinde.

RENARD. - Comment ? Juste une dinde pour remplacer mon oie ?! Ce n'est pas en faisant des affaires comme celles-là que je pourra vivre. Enfin, je suis trop bon et j'accepte ta proposition.


NARRATEUR. - C'est comme ça que Renard est devenu le propriétaire d'une dinde. En chemin, en tirant sa dinde derrière lui, il chantait :

RENARD. - (sur l'air de Malbrough s'en va en guerre)
Hélas, le rouleau brûle,
     mironton, mironton, mirontaine,

Hélas, le rouleau brûle
Et il obtient une oie. (ter)

Il y a l'oie qui s'envole,
     mironton, mironton, mirontaine,

Il y a l'oie qui s'envole,
Une dinde la remplace. (ter)

NARRATEUR. - Renard se dirigea vers une cabane qu'on voyait plus loin. Il frappa à la porte.

RENARD. - Toc ! Toc ! Toc !

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PAYSAN, sortant. - Oui, que me veux-tu, Renard ?

RENARD. - Veux-tu me laisser coucher chez toi, moi et ma jolie dinde ?

PAYSAN. - C'est une chose bien difficile car nous sommes déjà à l’étroit.

RENARD. - Je ne prendrai pas de place. Je me coucherai sous un banc, ma queue contre moi et mon museau contre le poêle. Ma jolie dinde sera sous le poêle.

PAYSAN. - Entre donc pour la nuit et fais ce que tu as dit.

NARRATEUR. - Pendant la nuit, Renard s'est levé et il a mangé la dinde.

     (La lumière s'éteint puis se rallume).

RENARD. - Paysan, lève-toi, ma dinde a disparu. Où est-elle, ma jolie dinde, ma jolie dinde qui valait plus qu'un mouton ?

PAYSAN. - Que veux-tu que j'y fasse ? C'est à toi de prendre soin de tes affaires.

RENARD. - Je sais pourquoi tu me dis ça. C'est parce que tu m'as volé ma dinde, ma dinde qui valait plus qu'un mouton. Je vais aller voir la police et advienne que pourra...

PAYSAN. - Non, non, il n'est pas nécessaire d'aller jusque là. Je te donne un mouton.

RENARD. - Comment ? Juste un mouton pour remplacer ma dinde ?! Ce n'est pas en faisant des affaires comme celles-là que je pourra vivre. Enfin, je suis trop bon et j'accepte ta proposition.

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NARRATEUR. - C'est comme ça que Renard est devenu le propriétaire d'un mouton. En chemin, en tirant son mouton derrière lui, il chantait :

RENARD. - (sur l'air de Malbrough s'en va en guerre)
La dinde part en voyage,
     mironton, mironton, mirontaine,

La dinde part en voyage,
Et je gagne un mouton. (ter)

NARRATEUR. - Renard se dirigea vers une cabane qu'on voyait plus loin. Il frappa à la porte.

RENARD. - Toc ! Toc ! Toc !

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PAYSAN, sortant. - Oui, que me veux-tu, Renard ?

RENARD. - Veux-tu me laisser coucher chez toi, moi et mon superbe mouton ?

PAYSAN. - C'est une chose bien difficile car nous sommes déjà à l’étroit.




 
 
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