THÉÂTRE D'OMBRES ET DE SILHOUETTES

PARIS,  SA  GLOIRE  ET  SES  RAYONS


paris, ombre chinoise, theatre d`ombres, marionnettes, silhouette, découpage pochoir, free
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b105511115.r=fragerolle?rk=21459;2
où on trouvera les illustrations.

Ombres de Henri Callot

Poème de Desveaux-Vérité
Musique de Georges Fragerolle


 

Ordre des tableaux

Introduction
I. Lutèce
II. Sainte Geneviève
III. Les Normands
IV. Notre Dame
V. La Tour de Nesle
VI. La Cour des Miracles
VII. Étienne Marcel
VIII. Le Pré aux Clercs
IX. La Fronde
X. Les Porcherons
XI. Les Volontaires – Le Retour
XII. Apothéose

 

Introduction

Cœur de la Gaule antique et blonde,
PARIS est-ce assez d'une voix
Pour te chanter toi que le monde
Jalouse et chérit à la fois ?

I. 
Lutèce

 

Une île est ton berceau, fleur sauvage du fleuve
Aux bords couverts d'âpres forêts,
Et le cri retentit de l'auroch qui s'abreuve
Dans les joncs où tu disparais.

À la brise de Mai, Lutèce, la voix claire
De tes pêcheurs prend son essor ;
L'autan noir hurle aux bois sa neigeuse colère :
C'est le chasseur qui chante encor.

II. Sainte Geneviève

 

Mais à l'horizon les hordes d'Attila
Incendiant l'azur font surgir l'épouvante.
C'en est fait de Paris, ville à peine vivante ;
Son peuple s'enfuit. Une vierge est là :
Geneviève aux doux nom, à la voix émouvante ;
Elle invoque le ciel et, timide servante,
Sauve la cité des hordes d'Attila.

III. Les Normands

 

Aux rivages noirs, aux pays des brumes,
Larguez la voile au son du cor.
L'empereur Charlemagne est mort !
Normands, appareillez sur les écumes

Volez vers Paris ouvrir votre entaille,
Enfants du farouche aquilon.
Fais mugir tes buccins, Rollon ! (Chef viking)
Mais à te chasser la ville est de taille !

IV. Notre Dame

 

Dans Notre-Dame, en son honneur,
Sonne le carillon, sonneur,
Des cloches,
Des cloches !
Sonne pour la Grand' ville, o gai !
Fais vibrer dans l'azur de Mai
La brise !
La brise !
Sonnez, présagez les beaux jours,
Cloches, éveillez dans les tours
Leur âme !
Leur âme !
Sonnez, tintez o carillons !
Dispersez les noirs aquilons,
La neige !
La neige !
Sonnez, sonnez, cloches d'airain,
Pour le blé d'or, pour le raisin
De France !
De France !

V. La Tour de Nesle

 

Dans l'ombre n'est-ce pas du sang,
Au pied de la tour du silence ?
Qui que tu sois, tais-toi, passant,
Bouche close, fais diligence !
Éveillez-vous, gens qui dormez,
Priez Dieu pour les trépassés !

La tour de Nesle est un manoir
Où l'on entre par la grand porte ;
Mais combien, qu'on n'a pu revoir,
En sont sortis d'une autre sorte !
Éveillez-vous, gens qui dormez,
Priez Dieu pour les trépassés !

VI. La Cour des Miracles

 

La truandaille
A fait ripaille - ripaille
Quasimodo
Porte sa bosse dans le dos,
Or sans dispense,
Moi c'est ma panse,
Et de bon cœur,
Qui fait la nique à Monseigneur.


Au guet du diable
Frottons le râble le râble,
Quasimodo
Porte sa bosse dans le dos,
Archers de corde
Et de discorde,
Seront moulus,
Si bien qu'il n'y reviendront plus.
 

VII. Étienne Marcel

 

La joie est dans Paris,
Le peuple entier rayonne,
Au sommet du beffroi
Le coq gaulois claironne,
Car Etienne Marcel a su parler au roi,
Et le peuple répond au vieux coq du beffroi.

Les artisans joyeux promènent leurs bannières,
Mêlant aux carillons leurs chansons coutumières,
Paris, fraternisant révèle sa fierté,
Et dans ses deux couleurs drape sa liberté.

VIII. Le Pré aux Clercs

 

Déjà, dans ce temps là c'était la rive gauche,
Les rimes de Villon moussaient dans les vins clairs ;
La joie et la chanson longeaient au Pré aux clercs,
Seules fleurs que le temps ne flétrit ni ne fauche
Mais soudain un autre tableau,
Au rendez-vous de notre compagnie
Indique un jeu nouveau
Dont l'enjeu est la vie !
Deux archers mèneront plus tard au fil de l'eau
Comminge mort jusqu'à l'église de Chaillot.

IX. La Fronde
 

Louvre antique et royal, qui donc chante au lointain ?
Un vent de fronde,
Un vent de fronde
Souffle ce matin.
Je crois qu'il gronde,
Je crois qu'il gronde
Contre Mazarin,
Contre Mazarin.

Ils chanteront
Donc ils paieront
Ils chanteront
Donc ils paieront
Un vent de fronde,
Un vent de fronde
Gronde ce matin.

X. Les Porcherons


Aux Porcherons chez Rampeneau
On boit à même le tonneau :
L'enseigne dit : À qui sait boire.
Là-haut les ailes des moulins
Tournent pour les bénédictins,
D'après l'histoire,
Mais qui vivra verra,
Mais qui vivra verra
D'autres moulins moudre la gloire.

De cet endroit si bien choisi
Nul ne sort le nez cramoisi
De ce vin bleu qui vous rebute.
Tournez moulins, sautez les chats,
Montmartre dans vos entrechats
Déjà débute
Et qui vivra verra,
Et qui vivra verra
Chats de moulins de la butte.

XI. Les Volontaires – Le Retour

 

Au pas conscrits, et volontaires,
La Marseillaise au loin rugit.
Fais sonner ton sabot, la terre
A soif et le soleil rougit !
Battez tambours :
Quelle espérance
Fait bondir les cœurs de fierté.
Serrons les rangs, c'est pour la France
C'est pour nos champs, la liberté !

Triomphez maintenant volontaires ! La gloire
Et vous dix ans passés n'étiez que des conscrits.
Ensemble chevronnés contez-nous votre histoire
Où passe flamboyant le soleil d'Auzterlitz !

XII. Apothéose


Paris que la splendeur inonde,
Cité des peuples et des rois,
Je t'ai chanté toi que le monde
Jalouse et chérit à la fois !
 

FIN

 
 



Créer un site
Créer un site