THÉÂTRE D'OMBRES ET DE SILHOUETTES

     Speaker. --- Ce soir là, Jésus envoya Pierre et Jean dans une maison de la ville afin de préparer le repas pascal. (Un temps) (Jésus entre). Puis Il assembla ses apôtres autour de Lui. (Les apôtres entrent : si l'on ne peut mettre 12 apôtres, jouer cette scène sur le côté de manière à donner l'impression qu'il y en a une partie en coulisse) et lentement dans la paix du soir, ils s'acheminèrent vers la ville pour manger la Pâque. Ce devait être le dernier repas qu'Il prendrait avec eux, la dernière Cène. (Jésus, Pierre et Jean traversent la scène et sortent).
      Avec Pierre et Jean, il y avait là :
     André et Jacques le Majeur, autrefois pêcheurs sur le lac de Tibériade (tous deux traversent la scène près de la lanterne, mais de manière qu'on voie leur corps entier sur l'écran).
     Matthieu, Philippe, Barthélémy, qui abandonnèrent leurs comptoirs pour suivre Jésus (Les trois traversent la scène près de l'écran).
     Thomas, l'incrédule (Il traverse près de la lanterne).
     Jacques le Mineur, Jude, Simon (Ils traversent près de l'écran) et Judas le traître (Il traverse près de la lanterne).

     (augmenter intensité de la musique) (éteindre la lanterne pendant le temps nécessaire pour mettre sur le côté de la scène une table avec nappe tout près de l'écran et de telle manière qu'elle semble l'extrémité d'une très longue table qui se prolonge en coulisse).

     (Sur la scène, placer au bout : un calice, un plat avec un petit pain aux morceaux découpés mais se tenant encore et une bouchée de pain séparée ; derrière la table un banc ou 3 escabeaux et à gauche un escabeau).

     (Dès que c'est prêt : Vue N° 11) (diminuer progressivement la musique jusqu'à l'arrêter).

     (Pierre et Jean entrent et préparent la table).

     Speaker. --- Pendant ce temps Pierre et Jean avaient dressé la table et préparaient tout ce qui était nécessaire pour le repas.

     Pierre. --- Voici le Maître.

     (Jésus entre par la droite, suivi d'André et de Jacques).

     Speaker. ---Ils se mirent à table et commencèrent le repas.

     (Jésus se met de profil au bout de la table, Jean, Piere et André de face. Les autres en coulisses).

     Speaker. --- Mais, tandis qu'ils mangeaient, Jésus, le coeur rempli d'émotion leur dit :

     JESUS. --- En vérité, en vérité, Je vous le dis, l'un de vous Me trahira.

     Jean. --- Maître, ne vous aurais-je aimé que pour Vous trahir ?

     Pierre. --- Serais-je capable d'une chose pareille ?

     André. --- Maître, que dites-vous ?

     Jacques. --- (en coulisses) Un traitre parmi vos apôtres, est-ce possible ?

     JESUS. --- Oui, l'un de vous s'apprête à Me trahir. Mieux vaudrait pour ce malheureux qu'il n'ait jamais vu le jour.

     Jean. --- Qui donc Vous trahira ?

     Speaker. --- Et Jésus lui répondit à voix basse (Jésus se penche vers Jean). "C'est celui à qui Je vais donner un morceau de pain".

     JESUS. --- (Il prend le morceau de pain séparé et le tend à Judas qui est en coulisse). Ce que tu as à faire, fais-le vite. (Judas s'avance, prend le pain et sort.)

     Speaker. --- Judas sortit précipitamment, mais personne ne s'en inquiéta. On pensa que Jésus l'avait envoyé faire une commission.

     JESUS. --- Mes petits enfants. Je ne suis plus avec vous que pour quelques instants. Je vous demande c'est de (plus fort) VOUS AIMER LES UNS LES AUTRES COMME MOI-MEME JE VOUS AI AIMES. Cette nuit vous allez tous M'abandonner.

     Pierre. --- Seigneur, je ne Vous abandonnerai jamais.

     JESUS. --- Pierre, avant que le coq chante, tu M'auras renié trois fois.

     Speaker. --- (avec un ton mystérieux et religieux). --- (Ces paroles sont mimées par les acteurs). L'atmosphère est lourde d'angoisse. Soudain, l'attitude du Maître devient plus solennelle. Son visage reflète une ardeur céleste.

 
(Colorer en jaune).

     Pour sûr quelque chose de grand va se passer. Les apôtres se taisent. Les serviteurs s'arrêtent interdits dans un coin de la pièce. Tout le monde a les yeux sur le Sauveur.
     Alors Jésus prend du pain dans Ses mains saintes et vénérables et, levant les yeux au ciel, prononce sur lui une formule de bénédiction, puis Il le rompt, et lentement, en détachant chaque syllage, de manière à être compris de tous, Il prononce d'une voix grave, retenue, la parole mystérieuse et créatrice :

     JESUS. --- PRENEZ ET MANGEZ, CECI EST MON CORPS LIVRE POUR VOUS. (Jésus tend le plat à Jean qui prend un morceau du pain et le mange ; Jean fait passer le plat à Pierre, celui-ci à André et ce dernier à ceux qui sont sensés être en coulisse).

     (Pendant ce temps un chant très court par des voix d'enfants, en disque ou au naturel : par exemple simplement l'Ubi Caritas à bouches fermées).

    Speaker. --- (paroles mimées). Puis Il prend une coupe, l'élève comme pour l'offrir à Son Père

     JESUS. --- PRENEZ ET BUVEZ TOUS, CECI EST MON SANG, LE SANG DE LA NOUVELLE ALLIANCE, QUI SERA VERSE POUR LA REMISSION DES PECHES; (Se tournant vers les apôtres :) Vous aussi, vous ferez ces choses en mémoire de Moi.
     (Jésus fait passer la coupe à laquelle chacun boit successivement).

     (Pendant ce temps un court chant eucharistique donné par des voix d'enfants, en disque ou au naturel : par exemple la Communion à 3 voix de la Fiche "Alouette" N° 3).
(A la fin du chant :)


     Speaker. --- Les onze ont reçu le Corps et le Sang du Sauveur et tout bas ils prient. Mais le moment du sacrifice approche. Il faut partir.

     JESUS. --- Nous allons prier au Jardin des Oliviers, et Je serai livré à mes ennemis ; mais ayez confiance. J'ai vaincu le monde.
(Tous sortent).
 
     (Eteindre la lanterne quelques secondes. Puis Vue N° 12 colorée en mauve ou en bleu foncé.)

     Speaker. --- (paroles mimées par les acteurs). Au dehors, la nuit calme invite au recueillement et cependant le crime le plus affreux qui ait jamais été commis va s'accomplir. (Un temps).
     Comme presque tous les soirs, les apôtres se rendent au jardin pour la prière. Derrière eux Jésus s'arrête un isntant. Apercevant à Ses pieds Jérusalem endormie, Il se prend à pleurer. Il aurait tant voulu les amener tous à Lui. Certes du haut de la croix, Il l'a dit, Il attirera tout à Lui ; mais pour arriver là, combien de suppplices affreux devra-t-Il endurer ! (Il sort).

 
(Vue N° 13 toujours colorée en bleu foncé ou en mauve).

     Speaker. --- Jésus prit Pierre, Jacques et Jean pour prier avec Lui et tout d'un coup ne put résister à l'angoisse qui L'oppressait.

     JESUS. --- (Il entre à reculons). Asseyez-vous ici, veillez et priez, Je veux Me recueillir.

    Speaker. --- (paroles mimées). Jésus s'éloigna de quelques pas et se prosterna la face contre terre. Alors Celui qui avait étonné les apôtres par Son calme, Sa maîtrise absolue de Lui-même, donne pour la première fois des signes de peur. Ses gestes, Son accent, Sa prière, tout dénote une angoisse atroce, un bouleversement profond. Jésus est là, sur le sol, courbé en deux. Il voit en esprit tous les supplices qui L'attendent, Il voit la Croix,  Il voit tous les pêcheurs qui ne comprendront jamais le sens de Son sacrifice. Alors sous l'effet de la douleur qui L'étourdit, une sueur de sang coule de Son Corps. Père, supplie-t-Il, puisque Vous le pouvez, éloignez de Moi ce calice, ces souffrances... Mais il se reprend :

     JESUS. --- Faites non pas ce que Je veux, mais ce que Vous voulez.

     (Lueur dans un angle du décor entre Jésus et l'écran, mais dont la source de lumière n'est pas visible à travers l'écran).

     Speaker. --- Alors un ange apparut et le consola, lui montrant dans la suite des temps, tous ceux qui seraient fidèles et se sacrifieraient pour Lui, comme Lui. (Jésus se lève et sort).

     
(Un temps très rapide pendant lequel les trois disciples se couchent à terre le long de l'écran).

 
     (Dès qu'ils sont prêts : Vue N° 14, toujours même couleur).

     Speaker. --- Les trois disciples entendent la supplication de Jésus, courte, haletante, douloureuse. Ils sont témoins de cette angoisse sans pareille, ils savent que le désir de Jésus est de les voir prier avec Lui... Mais on a veillé très tard à la salle du Cénacle, ils n'en peuvent plus. Ils s'endorment. (Jésus entre). Alors Jésus vint à eux pour la troisième fois.

     JESUS. --- Vous pouvez dormir maintenant, l'heure est venue où le Fils de l'homme va être livré pour racheter les pécheurs. (Ils se lèvent). (Bruits confus en coulisse).

     Speaker. --- Mais on entend du bruit. A la lueur des torches, Judas conduit une toupe de valets et de soldats armés de bâtons et d'épées. Dans la nuit, ils ont peur de ne pas reconnaître Jésus ; Judas leur a donné ce signal : vous saisirez  Celui que j'embrasserai. Ils ont cherché dans le jardin et voici qu'ils viennent d'apercevoir quatre silhouettes noires. (La rumeur grandit ; Judas entre, suivi de la troupe).

     Judas. --- (Il s'approche et donne un baiser au Christ). Salut, Maître.

     JESUS. --- Mon ami, c'est par un baiser que tu trahis le Fils de l'homme.

     Speaker. --- (Paroles mimées).  Alors Jésus vient se placer en pleine lumière et demande : 

     JESUS. --- Que cherchez-vous ?

     La Foule. --- Jésus de Nazareth.

     JESUS --- C'est Moi.

     Speaker. --- (Paroles mimées). La foule entière a un recul. Une force mystérieuse les renverse à terre. Mais Jésus se contente de ce rappel à sa Toute-Puissance. Il reprend :

     JESUS. --- Qui cherchez-vous ?

     Speaker. --- Dans leur émoi, ils bredouillent :

     La Foule. --- Jésus de Nazareth.

     JESUS. --- Je vous ai déjà dit que c'est Moi. Laissez les autres tranquilles.

     Speaker. --- (Paroles mimées). Déjà les soldats s'avancent pour Le saisir, mais Pierre tire son épée du fourreau, frappe un serviteur du Temple..., lui coupe une oreille. Jésus fait signe à Piere de rester calme. Il s'avance, touche la plaie et la guérit aussitôt.

     JESUS. --- Remets ton arme au fourreau. Crois-tu que Je ne puisse prier mon Père qui M'enverrait à l'instant plus de douze légions d'Anges ? (A la foule). Vous êtes venus avec des épées et des bâtons comme s'il s'agissait d'un voleur... Pourtant, j'enseignais tous les jours dans le Temple, il vous aurait été facile alors de Me prendre.

     Speaker. --- Mais on ne L'écoute plus, on se précipite sur Lui, on Lui attache les mains derrière le dos comme à un malfaiteur et on L'entraîne. Dans un dernier regard, Jésus voit Judas immobile dans l'ombre et ses disciples qui s'enfuient... (Un temps). Il est seul.

     (Remettre la Vue N° 9 mais après un court instant dans le noir) (lumière blanche ou bleu ciel).

     (Jésus entre conduit par la foule).

     Speaker. --- (Paroles mimées). On conduit Jésus chez le Grand-Prêtre et là, pendant toute la nuit, Il est livré aux mains des valets. Ils se moquent de Lui, L'accablent d'outrages. Puis, excités par leur propre méchanceté, ils imaginent un nouveau jeu. Ils Lui bandent les yeux,  Le frappent au visage en Lui disant :

     Serviteur. --- Devine un peu qui t'a frappé ? (rires).

     Speaker. --- Au petit jour on Le fait comparaître devant le Grand Conseil. (Caïphe et Anne entrent). On Lui fait subir un long interrogatoire ; de faux témoins viennent L'accuser, mais ils ne peuvent faire concorder leurs mensonges. Alors, malgré tout, le Grand-Prêtre s'écrie :

     Caïphe --- Au nom du Dieu vivant, je T'adjure de dire si Tu es le Christ, le Fils de Dieu.

     JESUS. --- Tu l'as dit, Je Le suis.

     Caïphe. --- Il blasphème, vous l'entendez ?

     La Foule. --- Il mérite la mort.

     Speaker. --- Mais on ne pouvait le mettre à mort sans la permission du Gouverneur romain Ponce Pilate. Aussi s'empressa-t-on de lui conduire Jésus. (On emmène Jésus). Judas entendit la condamnation... (Judas traverse la scène seul, l'air abattu et plein de remords). Mais au lieu de s'humilier et d'implorer un pardon qui ne lui aurait pas été refusé, il perdit la tête, il alla jeter aux pieds du Grand-Prêtre l'argent qui lui brûlait les mains. (Judas le fait et on entend les pièces tomber par terre). (Un temps).

     (Eteindre la lanterne) (Vue N° 15 lumière blanche où l'on s'arrange pour que Judas soit juste sous l'arbre qui déborde du rocher dans l'attitude d'un pendu. Dès que c'est prêt :)

     Speaker. --- Et il se pendit.

     (Eteindre la lanterne quelques secondes puis rallumer sur la Vue N° 16).

     Speaker. --- Dans son palais, Pilate interrogeau longuement Jésus mais ne trouva pas de quoi Le condamner... La foule excitée par les Phrarisiens insistait. Alors, apprenant que Jésus était Galiléen, il se débarrassa de Lui en L'envoyant à Hérode.

 
     (Cadre blanc sans décor).

    (Hérode se trouve à mi chemin entre la lanterne et l'écran, dans une attitude majestueuse) (Jésus entre).
 
     Speaker. --- (paroles mimées). A la vue de Jésus, Hérode rayonne. Depuis longtemps il désirait voir Celui dont on disait tant de choses. Il espérait Lui voir faire un miracle. Mais à toutes les questions, Jésus ne répondit rien. Alors, fou de colère, il Le couvrit d'affronts et Le fit revêtir d'un manteau blanc en signe de moquerie. (Hérode éclate de rire, imité en coulisses par tous ses courtisans) et après s'être amusé, Le renvoya à Pilate.
 
(Vue N° 17).

(Pilate entre).

     Speaker. --- Pilate est de nouveau embarrassé de Jésus. Il ne peut Le condamner et la foule demande Sa mise à mort. Alors il s'adresse aux Juifs. (Pilate s'approche de la coulisse pour parler à la foule qu'on ne voit pas).

     Pilate. --- J'ai interrogé cet Homme et je n'ai trouvé en Lui aucun motif de condamnation. On va Le châtier et Le renvoyer.

     La Foule. (en coulisses). --- Non, non, à mort, à bas Jésus.

     Speaker. --- (Paroles mimées). La foule hurle. Espérant l'apitoyer ou tout au moins la calmer, Pilate ordonne de flageller Jésus (Pilate sort). Des soldats se précipitent sur Lui. Une joie sauvage se lit sur leur visage. Ils Lui arrachent plutôt qu'ils ne Lui enlèvent Sa tunique. Ils prennent leurs fouets, lanières de cuir à l'extrémité desquelles sont fixées de petites pointes de fer, et de toutes leurs forces se mettent à frapper. Les coups pleuvent sur les épaules, la poitrine, la face du Sauveur. Aux premiers coups le sang s'est rassemblé sous la peau en bourrelets. Bientôt ces bourrelets se sont crevés. Le sang gicle de tous côtés.
(On peut colorer en rouge).
 
     Le visage du Christ exprime une douleur intense, mais Ses lèvres restent closes. Jésus ne se plaint pas et cela irrite Ses bourreaux qui redoublent leurs coups. Enfin, essoufflés, ils s'arrêtent et détachent Jésus qui tombe à terre inanimé. Ils veulent se venger de Son silence. Ils Le relèvent et lui mettent sur les épaules un vieux manteau de Roi ; on va jouer au Roi. Avec des épines, ils tressent une couronne, et la lui placent sur la tête. Un roseau dans la main droite et voici le roi des Juifs. Leurs rires sataniques résonnent dans la salle basse : "Salut, roi des Juifs". Ils crachent sur Lui, Lui arrachent le roseau et s'en servent pour enfoncer la couronne. Les épines pénètrent dans les chairs. Jésus souffre et c'est pour nous qu'Il souffre...
(Lumière blanche).

     C'est fini. On ramène Jésus avec Sa couronne d'épines et Son manteau rouge. (Pilate rentre. Les soldats s'écartent, un seul sera visible sur le bord de la coulisse). Pilate le montre à la foule :

     Pilate. --- Voici l'Homme.

     La Foule. --- Crucifiez-Le.

     Pilate. --- Eh bien, crucifiez-Le vous-mêmes, je n'ai aucune raison de Le faire exécuter.

     La foule. --- A mort, crucifiez-Le.

     Speaker. --- Pilate commence à céder. Il essaye une dernière fois de sauver Jésus. C'est la coutume à l'occasion de la Fête de Pâques de libérer un prisonnier. Il y a en ce moment dans les fers un assassin nommé Barrabas. Pilate demande à la foule de choisir.

     Pilate. --- Qui voulez-vos que je libère : Barrabas ou Jésus ?

     La foule. --- Barrabas ! Délivrez Barrabas !

     Pilate. --- Et Jésus, que voulez-vous que j'en fasse ?

     La foule. --- Crucifiez-Le ! Crucifiez-Le !

     Speaker. --- Et comme Pilate hésite encore, les vociférations et les cris de la foule parviennent jusqu'à lui.

     La foule. --- Si tu délivres Jésus, tu trahis l'Empereur.

     Speaker. --- (paroles mimées). Le tumulte autgmente. Pilate fait apporter de l'eau. Il se lave les mains en public.

     Pilate. --- Je suis innocent du sang de ce Juste, vous en avez toute la responsabilité.

     La foule. --- Que Son sang retombe sur nous et sur nos enfants.

     Speaker. --- (paroles mimées). Pilate accorde qu'ils en fassent ce qu'ils voudront. Il fait relâcher l'assassin et leur livre Jésus à crucifier. Les soldats en ont assez de se jouer de Lui, ils Lui enlèvent le manteau rouge, Lui remettent Ses habits qui collent à Ses plaies. (On emmène Jésus. Scène vide).

 
(En coulisses, la foule hurle de joie : elle tient sa proie.)

     Speaker. --- (paroles mimées à mi-chemin entre l'écran et la lanterne). On apporte la lourde croix faite de deux pièce de bois mal équarri et on la charge sur les épaules de Jésus... Et le cortège se forme, augmenté sans cesse par de nouveaux arrivants. (Ils sortent).
 
(Vue N° 18)

     Speaker. --- Au loin se découpe la silhouette du Gogoltha, la colline au sommet de laquelle Jésus agonisera tout à l'heure.
     (Pendant tout le Chemin de Croix, les acteurs tournent en rond, sortant en coulisse et rentrant sur scène, passant tantôt près de l'écran, tantôt à mi-chemin entre l'écran et la lanterne).

     Speaker. --- Mais le chemin est encore bien long. Jésus aura bien à souffrir avant d'y arriver. Il se met en marche. Il se traîne plutôt qu'Il ne marche. La Croix est si lourde !

     (La foule venant à la rencontre de Jésus envahit la scène).

     Speaker. --- Sut toutes les marches, devant toutes les portes, les gens se pressent, se tirent par leurs vêtements. Des parapets des toits on se penche pour regarder la rue qui semble un torrent débordé (Paroles mimées). Pour pouvoir avancer, les soldats doivent s'ouvrir un chemin à coups de fouet. (Un soldat frappe, la foule se retire dans la coulisse en murmurant, Jésus et son escorte traversent la scène). Pressés d'en fini, ils frappent aussi sur Jésus qui ne va pas assez vite à leur gré. Sous les coups l'étoffe s'enfonce dans la chair, mise à vif par la flagellation.

 
(Vue N° 19).
 
     Speaker. --- La ruelle étroite, aux pierres saillantes et pointues monte rude. La marche, difficile en temps normal, est un supplice pour Jésus chargé de Sa Croix.

     (Le cortège s'avance à mi-chemin entre l'écran et la lanterne).

 
 
 
 



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