THÉÂTRE D'OMBRES ET DE SILHOUETTES

LA BELLE AU BOIS DORMANT

La belle au bois dormant conte en théâtre d`ombres ombres chinoises silhouettes marionnettes

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56874807.r=Rackham%2C+Arthur.langFR

écrit par Nicolas AUBERT

mars 2014

à partir de :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56874807.r=rackham.langFR

et de :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8887770.r=J+AUROY.langFR

LIBRE DE DROITS


 

PRÉAMBULE


(Deux enfants traversent l'écran en courant de gauche à droite).

LA PREMIÈRE FILLETTE. - Vite, vite, dépêche-toi, ça va commencer.

LA SECONDE FILLETTE. - Oui, oui, dépêchons-nous.

    (L'écran s'éteint et se rallume. Apparaît alors la grand-mère entourée par les enfants).

FILLETTE. - Que vas-tu nous raconter, Mère-Grand ?

MÈRE-GRAND. - Aujourd'hui, mes enfants, je vais vous raconter l'histoire de la Belle au Bois dormant...

GARÇON. - Raconte, Grand-mère, raconte !

MÈRE-GRAND. - Je peux vous la raconter, mais pour ça, il faudrait que vous laissiez parler...

    
(La lumière s'éteint, se rallume. Une série de personnages arrivent de la gauche et s'arrêtent à droite, au bord de l'écran. On simulera ainsi le fait qu'ils viennent écouter la conteuse).

L'ÉPHÈBE. - Chut, ne faisons pas de bruit. Je crois que ça va commencer...

PREMIÈRE DAME. - Oui, ne laissons pas traîner notre jupon.

PREMIER COURTISAN. - Attention ! Vous pouvez me suivre mais je ne veux rien entendre !

DEUXIÈME DAME. - Oui, oui, je ne ferai pas de bruit, allons-y !

TROISIÈME DAME. - Doucement, doucement, sur la pointe des pieds...

DEUXIÈME COURTISAN. - Chut, derrière, chut !

QUATRIÈME DAME. - Attention, Monseigneur, je vous entends !

TROISIÈME COURTISAN. - Chut, très chère, ça va commencer.

     (Le dernier personnage s'immobilise derrière les autres. La lumière s'éteint puis se rallume. Le titre s'affiche sur l'écran).

NARRATEUR. - (Le Roi et la Reine se déplacent sur l'écran). Il y avait une fois un Roi et une Reine qui étaient très malheureux parce qu'ils n'avaient pas d'enfants. C'était le seul chagrin que leur eût apporté la vie, car ils possédaient tout ce qu'on peut désirer en ce monde. Ils étaient très riches, et vivaient dans un palais rempli de trésors merveilleux ; leur royaume était en paix et leur peuple en pleine prospérité. Mais aucune de ces choses ne les contentait, parce qu'ils attendaient toujours un petit enfant, et qu'après sept années de mariage, ils n'en avaient pas encore.

LE ROI, à lui-même. - Ah ! si nous avions seulement un enfant...

LA REINE. - (soupire).

     (Ils traversent l'écran. Changement de scène : le Roi et la Reine sont sur leur trône).

NARRATEUR. - Alors ils prenaient place l'un à côté de l'autre sur leur trône d'or, pour recevoir les hommages des ambassadeurs des pays voisins et ils souriaient par politesse ; mais il n'y avait aucune joie dans leur cœur. Et cela est très fâcheux pour un Roi et une Reine d'être contraints de cacher leurs véritables sentiments.




 
 
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